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16 octobre 2006
EBAUCHE
Je reviendrai c'est promis
Je partagerai mes heures peut-être
Je battrai la cadence avec toi peut-être
Tu ne m'abandonneras pas
Pas cette fois
Tu m'embrasseras comme avant
Je ne te toucherai pas c'est juré
Je ne m'userai pas au fond de ton regard
Non...
Plus cette fois
Dis-moi que tu m'espéreras
Tu m'aimeras encore demain je le sais
Tu verras au fond que je t'aime aussi
Je ne m'accrocherai pas à tes mots
Je te regarderai droit dans le coeur
Tu verras comme je suis libre dans le fond
Dis-moi que tu auras encore l'envie au fond du coeur
De te perdre avec moi
Dans ces rues sans frontière
Dans cet amour sans barrière
Je crois que je ne t'aime plus
Je crois que tu ne m'as jamais autant aimé
Je te dirai qu'on ne marchera plus ensemble
C'est promis
Tu me prendras par la main dans le grand jardin
Promets-moi
Tu m'attires je t'inspire c'est comme ça
Tu ne m'inspires plus tu sais
Je t'ai tranché la tête dans mes nuits
Et j'en ai perdu le nord c'est vrai...
Tu arrêteras de faire semblant demain
Tu arrêteras de me faire croire que sans toi c'est beau
J'ai des bleus aux yeux à force de vouloir y croire
J'ai trop pleuré sur mon sort depuis toi
Les larmes ont séché depuis tu peux me croire
Tu t'en fous...
Ne viens plus sans porte-bagage
Je veux repartir avec toi cette fois
Ca me blesse quand tu viens sans l'envie de rester
Je ne viendrai pas demain
J'ai le coeur en naufrage tu le sais
Je ne sais pas où je vis aujourd'hui
Tu resteras demain
Tu sais que je crèverai sinon
Je pourrai encore sentir ton parfum
Tu ne remettras plus mon col tu sais
Nos pages se refermeront
Le vent nous soufflera enfin sur un autre rivage
Nous resterons accrochés à ce quai c'est sûr
Je ne sais pas nager à deux bras
Nous resterons assis sur cette plage inconnue
Je te promets que tu sauras que je tiens à toi
Je ne te l'ai jamais vraiment dit je sais...
Je n'ai jamais vraiment su
Si tu voulais tout quitter
Et partir mon corps en bagage
Tu ne l'as jamais vraiment su...
Nous ferons cet effort alors
Nous nous dirons nos quatre mots
Tu repartiras seul sur le marchepied
Les cheveux dans le vent
La liberté en naufrage
Il faudra que je lise tes envies
Il faudra que je te serre fort
Pour ne pas te laisser t'enfuir
Demain arrive vite
Je t'ai entendu ça m'a boulversé
J'aurai le courage de ne pas venir
Demain ce sera bien avec toi
Comme toujours à deux je me sentirai seul
Mais tu m'accompagneras
Tu penses à quoi je me le demande
Certainement à un nous qui n'existe pas
Tu n'as jamais pensé qu'à toi
Je m'accrocherai au trottoir que ton pas aura foulé
Je ne te laisserai pas partir si facilement
Sans toi mes sens sont vides et ma tête pleine d'espoir
Si tu t'accroches il y aura le vide au fond de mon sac
Je te le jetterai en plein visage
Tu en feras ce que tu voudras mais ne me suis pas
Pourvu que tu viennes
Je ne pourrai pas...
Je veux encore t'entendre sourire derrière mes paupières
Je ne veux plus me cacher faire comme si tu m'aimais
Je t'embrasserai, je tenterai
Je ne te laisserai pas approcher
Tu ne te battras pas
Ongles et poings je me refuserai
Tu vois demain est déjà là
Je vais oublier qu'il fait jour
Je vais penser à ce jour qui arrive l'espérer
Je vais enfin pouvoir claquer ma porte sur nous.
Texte d'Ambre Benès
&
Illustration de Xavier d'Hérouville
14:55 Publié dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ébauche, je, tu, poésie, ambre benès, illustration, xavier d'hérouville





















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