20 octobre 2006

MENTALEMENT NÔTRE

 

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Mentalement nôtre, je suis des vôtres,

 

Un être humain perdu en chemin,

 

Arpentant le bitume des rues urbaines

 

A la recherche de la joie, de l'amour et de la haine.

 

Machinalement les mêmes gestes chaque matin,

 

Face à face devant le miroir sans tain.

 

On se ressemble

 

Mais tu ne veux pas y croire,

 

Toi toujours mieux que les autres

 

Et puis " ah oui " avec vie rime espoir.

 

L'espoir de pouvoir croire qu'un jour,

 

Le meilleur t'attend sur le retour.

 

Mais quel retour, sans véritable aller.

 

Aller retour je préfère m'interposer

 

A ce que certains appellent destin,

 

Et que moi je préfère nommer mesquin.

 

On se regarde dans les vitrines

 

A la recherche de notre ligne

 

Sans s'attarder sur celui d'à côté

 

Qui affiche triste mine.

 

On croque à pleine dents

 

Et on en redemande

 

Comme si c'était important...

 

Ne dis pas le contraire,

 

Tu sais si bien le faire.

 

Dépenser en futilités

 

Les monnaies sonnantes et clinquantes

 

Qui se bataillent dans le revers de ta poche,

 

Comme si chaque jour,

 

Jamais rien de moche.

 

 

Mentalement nôtre, je suis des vôtres,

 

Un être humain perdu en chemin,

 

Arpentant les ruelles à la recherche de l'autre,

 

D'histoires sans fin ou occasionnelles.

 

Machinalement les mêmes gestes chaque jour,

 

Devenu rituel urbain de l'autour.

 

On se ressemble

 

Mais tu ne veux pas savoir,

 

Toi toujours mieux que les autres

 

Et puis " ah oui " avec vie rime espoir.

 

L'espoir de pouvoir savoir un jour,

 

Que le meilleur c'est pour toujours.

 

Mais quel toujours, sans véritable jamais.

 

Toujours à jamais,

 

Je préfère m'interposer

 

A ce que certains appellent destin

 

Et que je préfère nommer mesquin.

 

On se gave d'outrance

 

A la recherche de la dernière mouvance

 

Sans s'attarder sur celui d'à côté

 

Qui pour nous n'a pas d'importance.

 

On vit, on rit, on meurt

 

Et on en redemande

 

Comme si c'était meilleur...

 

Ne dis pas le contraire,

 

Tu sais si bien le refaire.

 

 

 

Texte & Illustration de Stéphanie Muller

 

 

 

 

 

 

 

 

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