04 juillet 2007
OOhOO
Il est Minuit dans le coeur.
Minuit aux éternelles rumeurs.
L'heure qui rapproche des hommes
Quand les femmes s'évaporent.
Minuit ; assasin des envies.
L'heure, sans issue pour le plaisir,
Quand on récolte la souffrance en sursis.
Histoire de remonter le temps.
A l'horloge, Minuit se dessine.
Dans le coeur, Minuit se décline,
Au passé, au présent, à l'avenir indécis.
On se cherche, on se perd, surtout on se disperse.
Minuit, aux crimes sanglants.
L'heure qui assène à bout portant
La fatalité aux coeurs touchés,
Brûlant sous l'écorce déchirée.
Minuit qui nous touche.
L'heure qui entrelace les corps
Aux fils des anciennes heures
Et de celles à venir.
Il est Minuit dans le coeur.
Minuit, implacable horaire.
L'heure de garder un oeil ouvert
Quand l'espoir se désespère.
Il est Minuit et une minute.
L'horloge s'est débloquée.
Le coeur s'est accéléré.
Minuit résonne au passé.
Quand l'heure tourne,
Quand il faut reprendre souffle
Derrière un regard croisé
Que l'on sait nous être destiné,
Se désintègre alors les heures d'avant.
En un instant s'envole le temps.
Texte d'Ambre Benès
&
Illustration de Greg Armatory
21:25 Publié dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : minuit, texte, poésie, ambre benès, illustration, greg armatory





















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