04 juillet 2007

VOLUPTE EN " LAM " - ou petite digression autour d' ANGIE des Stones

 

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Au début est l’harmonique.

C’est le déclic subtil,

Le bout du doigt qui se pose doucement pour déclencher la volupté.

On sonne l’entrée en matière et met en appétit.

Les premières notes de guitare

Egrenées comme un chapelet non innocent

Sont des préliminaires savantes,

Sortes de mises en bouche, petits coups de langues bien placés…

 

La voix invite à des chuchotés d’oreilles et des frôlements de soi(e) sur la peau.

Pour donner le tempo, le piano s’impose avant les drums

Mais pas trop rapide, ce n’est pas le moment.

Le balancement de la danse est donné ;

C’est juste comme il faut...

 

Et si ce n’était un slow

Cela pourrait être un tango où l’on risque à chaque instant de basculer.

Comme une dragée enrobée de sucre rose,

Les violons provoquent un bercement où l’on ne sait s’il faut sourire ou pleurer.

Encore ce “ Lam ” !

Non ! Il faut encore tenir !

Mais le bouton du potentiomètre a bougé et les rythmes cardiaques s’accélèrent…

Trop tard ! Trop fort !

On ne respire plus pareil et pénètre dans le sujet,

Tout l’être se résumant à une bouche amère et sucrée à la fois.

C’est la première.

 

Un retour au calme s’impose.

Brise légère pour attendre la prochaine vague,

Le bon “ Curl ” pour atteindre le plus complet de tous les plaisirs de la Terre,

Puisqu’il fait partie de notre composition profonde.

Quand on sent arriver la lame

On sait que c’est celle-ci qu’il faut prendre, par instinct…

Et c’est le délire.

On veut tout, tout est possible, tout est permis.

La charleston fermée donne des coups de grâce ;

Rien n’est contrôlé dans la troisième mesure, c’est la folie !

Les cordes pincées d’une deuxième guitare  provoquent un resserrement dans la matrice ;

Les baisers si doux se transforment en morsures.

Apparemment la chanson est presque finie

Quand la voix dérape et montre un épuisement certain,

Une petite couleur en demi-ton presque fausse,

Un ralentissement de nuage cotonneux,

Le contraire d’une bouffée d’hélium…

Jouissance profonde sensuelle et débridée !

 

Un ange passe…

Sentiment d’ivresse et de satisfaction.

 

Dans les commissures, la fleur de sel et les nectars

Sont justes des preuves que cela a réellement existé !

 

Le morceau n’est jamais terminé, en fait ;

Il peut repartir à tout moment…

En “ Lam ” pour l’émotion extrême,

Sorte de saut à l’élastique,

“ Mi ” une labiale ayant à cœur le retour à la raison,

“ Mi7 ” pour groover,

“ Fa ” pour l’affolement,

“ Do ” pour jouer avec sa cavalière,

“ Sol ” pour se reposer…

 

 

 

Texte d'Isabelle de Saint Loup

&

Illustration de Greg Armatory

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Les mots ne sont pas assez forts pour traduire l'émotion. Chapeaux bas Messieurs. A quand les paroles d'une chanson, la traduction d'Angie?

Ecrit par : patrick | 01 août 2007

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